jeudi 10 juin 2010

Aux Feuillantines

Mes deux frères et moi, nous étions tout enfants.
Notre mère disait: jouez, mais je défends
Qu'on marche dans les fleurs et qu'on monte aux échelles.

Abel était l'aîné, j'étais le plus petit.
Nous mangions notre pain de si bon appétit,
Que les femmes riaient quand nous passions près d'elles.

Nous montions pour jouer au grenier du couvent.
Et là, tout en jouant, nous regardions souvent
Sur le haut d'une armoire un livre inaccessible.

Nous grimpâmes un jour jusqu'à ce livre noir ;
Je ne sais pas comment nous fimes pour l'avoir,
Mais je me souviens bien que c'était une Bible.

Ce vieux livre sentait une odeur d'encensoir.
Nous allâmes ravis dans un coin nous asseoir.
Des estampes partout ! quel bonheur ! quel délire!

Nous l'ouvrîmes alors tout grand sur nos genoux,
Et dès le premier mot il nous parut si doux
Qu'oubliant de jouer, nous nous mîmes à lire.

Nous lûmes tous les trois ainsi, tout le matin,
Joseph, Ruth et Booz, le bon Samaritain,
Et, toujours plus charmés, le soir nous le relûmes.

Tels des enfants, s'ils ont pris un oiseau des cieux,
S'appellent en riant et s'étonnent, joyeux,
De sentir dans leur main la douceur de ses plumes.

mercredi 2 juin 2010

Epinglée par Le Canard enchaîné, la secrétaire d'Etat à la Ville reconnaît que certaines chambres sont utilisées «de temps en temps» par des membres de sa famille, alors qu'elle-même n'y habite pas.

Après Christian Estrosi il y a tout juste deux semaines, c'est au tour de Fadela Amara de se retrouver dans le viseur du Canard enchainé, daté de mercredi. Comme le ministre de l'Industrie, la secrétaire d'Etat à la Ville est pointée du doigt par l'hebdomadaire satirique pour héberger occasionnellement des proches dans son appartement de fonction situé place Fontenoy, dans le VIIème arrondissement de Paris. Un logement de 120 m² qu'elle n'habite pas elle-même

lundi 30 novembre 2009

Confessions d'une accro du shopping

Vive et charmante, Becky Bloomwood est une accro du shopping. Passionnée de mode, elle est incapable de résister au plaisir d'acheter tout ce qui est branché, tendance, trendy...
Obligée de trouver un job pour financer ses achats impulsifs, elle obtient un poste - ô ironie ! - dans un magazine financier. La voilà expliquant aux lecteurs comment gérer leur argent au quotidien, alors qu'elle passe son temps à dépenser le sien dans les boutiques !
Becky se retrouve vite dans une situation délicate qu'elle cherche à cacher à son patron, un homme très attirant...